jeudi 29 mars 2007

RENCONTRE SYNDICATS - SARKOZY


28/03/07-15h45 priorité 4 Industrie-télécoms-social-emploi-partis-présidentielle
Sarkozy ne répond pas à "l'urgence sociale" chez Alcatel-Lucent (syndicats)

PARIS, 28 mars 2007 (AFP) - Le candidat UMP à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy, s'est engagé mercredi auprès de salariés d'Alcatel-Lucent à développer la filière communications, mais n'a pas répondu à la situation d'"urgence sociale" chez l'équipementier, ont déclaré les syndicats mercredi. "M. Sarkozy, qui considère la filière communications comme prioritaire, tient un discours volontariste sur la recherche et développement en France. Il s'est même engagé à poser des actes concrets pour les industries dès la première semaine de son mandat s'il est élu", a rapporté Hervé Lassalle (CFDT, majoritaire) au nom des huit délégués (CFDT, CGT, CFE-CGC, CFTC) qui ont été reçus à son quartier général de campagne, à Paris.
Valérie Pécresse, porte-parole de l'UMP et députée des Yvelines, département où se trouvent plusieurs sites Alcatel-Lucent, a pour sa part déclaré que M. Sarkozy était "le seul candidat à définir ses priorités industrielles: télécoms, transports, énergie et santé". Selon les syndicats, le candidat "a souligné la naïveté européenne et française sur les relations commerciales avec notamment la Chine", où doivent être "délocalisés" des emplois français de l'équipementier. Il "pense intervenir au niveau de l'OMC (Organisation mondiale du commerce) pour réclamer une réciprocité dans les échanges et évoque l'idée d'une taxe carbone sur les importations". Interrogé par les salariés sur la possibilité de suspendre le plan social prévoyant près de 1.500 suppressions de postes en France, M. Sarkozy a répondu qu'il n'était plus au gouvernement et qu'il n'allait pas "jouer la démagogie" en allant dans ce sens. Fin février, le candidat UMP avait estimé que ce n'était "pas la responsabilité d'un homme politique de donner une instruction pour suspendre un plan social". M. Sarkozy a cependant déclaré mercredi aux salariés "ne pas comprendre la direction ni son plan social", estimant que "l'entreprise est mal dirigée", ont ajouté les syndicats, aux côtés de Mme Pécresse et de la députée UMP de l'Essonne Nathalie Kosciusko-Morizet. Les syndicats de l'équipementier, qui ont déjà rencontré les candidates socialiste Ségolène Royal et communiste Marie-George Buffet, ont demandé à être reçus par François Bayrou (UDF). reb/im/df AFP
(c) 2007 AFP/Tous droits réservés/Toute reproduction interdite

RENCONTRE SYNDICATS - SARKOZY


28/03/07-15h45 priorité 4 Industrie-télécoms-social-emploi-partis-présidentielle
Sarkozy ne répond pas à "l'urgence sociale" chez Alcatel-Lucent (syndicats)

PARIS, 28 mars 2007 (AFP) - Le candidat UMP à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy, s'est engagé mercredi auprès de salariés d'Alcatel-Lucent à développer la filière communications, mais n'a pas répondu à la situation d'"urgence sociale" chez l'équipementier, ont déclaré les syndicats mercredi. "M. Sarkozy, qui considère la filière communications comme prioritaire, tient un discours volontariste sur la recherche et développement en France. Il s'est même engagé à poser des actes concrets pour les industries dès la première semaine de son mandat s'il est élu", a rapporté Hervé Lassalle (CFDT, majoritaire) au nom des huit délégués (CFDT, CGT, CFE-CGC, CFTC) qui ont été reçus à son quartier général de campagne, à Paris.
Valérie Pécresse, porte-parole de l'UMP et députée des Yvelines, département où se trouvent plusieurs sites Alcatel-Lucent, a pour sa part déclaré que M. Sarkozy était "le seul candidat à définir ses priorités industrielles: télécoms, transports, énergie et santé". Selon les syndicats, le candidat "a souligné la naïveté européenne et française sur les relations commerciales avec notamment la Chine", où doivent être "délocalisés" des emplois français de l'équipementier. Il "pense intervenir au niveau de l'OMC (Organisation mondiale du commerce) pour réclamer une réciprocité dans les échanges et évoque l'idée d'une taxe carbone sur les importations". Interrogé par les salariés sur la possibilité de suspendre le plan social prévoyant près de 1.500 suppressions de postes en France, M. Sarkozy a répondu qu'il n'était plus au gouvernement et qu'il n'allait pas "jouer la démagogie" en allant dans ce sens. Fin février, le candidat UMP avait estimé que ce n'était "pas la responsabilité d'un homme politique de donner une instruction pour suspendre un plan social". M. Sarkozy a cependant déclaré mercredi aux salariés "ne pas comprendre la direction ni son plan social", estimant que "l'entreprise est mal dirigée", ont ajouté les syndicats, aux côtés de Mme Pécresse et de la députée UMP de l'Essonne Nathalie Kosciusko-Morizet. Les syndicats de l'équipementier, qui ont déjà rencontré les candidates socialiste Ségolène Royal et communiste Marie-George Buffet, ont demandé à être reçus par François Bayrou (UDF). reb/im/df AFP
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mercredi 21 mars 2007

DIALOGUE DE SOURDS DIRECTION SYNDICATS


Alcatel-Lucent : dialogue de sourds entre direction et syndicats [ 19/03/07 ]LES ECHOS

Devant 27 élus du personnel venus de neuf pays européens, la directrice générale, Patricia Russo, s'est efforcée de justifier et d'expliquer l'ampleur des suppressions d'emplois. Les syndicats stigmatisent un plan de délocalisation.

Un dialogue long de plusieurs heures, mais un dialogue de sourds. Le comité de groupe européen d'Alcatel-Lucent qui s'en tenu vendredi a laissé un goût amer parmi les 27 élus du personnel venus de neuf pays. Toute la journée, la direction a défilé pour tenter de justifier et d'expliquer son plan de 12.500 suppressions d'emplois dans le monde, dont 4.500 en Europe et 1.468 en France. Pas moins de douze patrons d'activités et de filiales étaient présents. Tous n'ayant pas eu le temps de s'exprimer, les discussions se prolongeront ce vendredi.
Pour la première fois, la directrice générale, Patricia Russo, avait accepté de présider la réunion. Intervenant pendant deux heures et demie, elle est restée ferme quant à l'ampleur du plan de suppression d'effectifs, répétant que celui-ci était « la conséquence directe de la redondance liée à la fusion et au rachat des activités UMTS de Nortel », indique un communiqué de la direction. Elle a également évoqué la dégradation des conditions de marché et la nécessité d'« ajuster » certaines activités.
Assaillie de questions de syndicalistes dénonçant un plan de délocalisation vers les pays à bas coûts, elle leur a répondu que les pays émergents connaîtraient également des réductions d'effectifs. « Après des années de forts recrutements, les suppressions d'emplois en Inde et en Chine seront minimes », temporise Dominique Campagna, élu CGT. « Tous les patrons présents n'ont cessé d'évoquer la nécessité de se rapprocher des clients, ajoute Hervé Lassale, délégué CFDT. Vu le potentiel de croissance en Asie, on comprend ce que cela veut dire. » Recours en référé Pour Pat Russo, la présence dans les pays émergents est « indispensable pour adapter les produits aux caractéristiques propres à ces marchés très porteurs ». Mais elle a également dit vouloir conserver une forte activité de recherche et développement en Europe et aux Etats-Unis. Ainsi, la France maintiendra ses centres de compétences dans plusieurs domaines (optique, GSM, UMTS, WiMax, convergence, entreprise). « Mais cela se fera à effectifs réduits », dénonce Hervé Lassale.
Au final, chacun semble donc avoir campé sur ses positions dans un climat « très tendu », au dire d'un participant. « Patricia Russo nous a envoyé une message de dialogue, mais pas de négociation, ajoute Dominique Campagna.
Elle veut aller vite pour lever les incertitudes auprès des clients. » Les syndicalistes cherchent, au contraire, à gagner du temps. « La direction n'a toujours pas fourni d'informations précises justifiant l'ampleur du plan social », regrette Alain Hurstel, secrétaire CFDT du comité d'entreprise européen. Un recours en référé a été déposé auprès du tribunal de grande instance. Il est demandé à la justice d'interdire à Alcatel-Lucent de mettre en oeuvre son plan social tant que l'information du comité de groupe européen n'a pas été complétée. L'audience aura lieu demain matin. Dans un second temps, l'objectif des syndicats est de faire reculer Alcatel-Lucent sur le nombre de suppressions de postes. Cela ne pourra se faire que pays par pays, filiale par filiale. Certains n'excluent pas alors que le mouvement se radicalise.

Alcatel-Lucent: Patricia Russo reste ferme sur les suppressions d'emplois [ 19/03/07 - 08H57 - AFP ]

La directrice générale de l'équipementier en télécommunications Alcatel-Lucent, Patricia Russo, réaffirme que le groupe ne reviendra pas sur sa décision de supprimer 12.500 postes et se défend de délocaliser la recherche et développement, dans un entretien à La Tribune de lundi.
"Nous ne prévoyons pas de revenir sur le nombre global de 12.500 suppressions de postes", déclare Mme Russo au quotidien économique. "Mais nous discuterons des modalités de mise en oeuvre", ajoute-t-elle.
Alcatel-Lucent a annoncé le 9 février la suppression de 12.500 emplois dans le monde, dont 1.468 en France soit 12% des effectifs, dans le cadre d'un plan d'économies de 1,7 milliard d'euros sur trois ans.
Entre 3.000 et 5.000 salariés venus de tous les sites européens ont manifesté contre ce plan social jeudi à Paris. Une nouvelle journée d'action, cette fois nationale, est prévue jeudi 22 mars.
"C'est humain. Mais sur le long terme, cela pourrait perturber la bonne marche de l'entreprise", estime Mme Russo à propos de cette mobilisation.
Selon elle, les suppressions de postes se justifient par la concurrence et par un environnement difficile. "De nouveaux acteurs émergent" et, pour répondre à cette concurrence, Alcatel-Lucent doit avoir "une structure de coûts compétitive", juge-t-elle.
La directrice générale du groupe se défend également de vouloir délocaliser les activités de recherche et développement d'Alcatel-Lucent.
"On dit que ce plan a pour objectif de déplacer la recherche et développement vers les pays à bas coûts. Ce n'est pas vrai. Les marchés émergents requièrent des développements spécifiques. C'est pourquoi nous devons avoir des compétences là-bas", explique Patricia Russo.
"En Europe de l'Ouest et aux Etats-Unis, nous avons des centres de compétences que nous maintenons dans le cadre de ce plan", ajoute-t-elle.

mercredi 14 mars 2007

Comité Européen: Dépôt de recours en référé


13/03/07-17h08 priorité 4 Télécoms-social-emploi-justice
Alcatel-Lucent: référé du comité de groupe européen contre le plan social
PARIS, 13 mars 2007 (AFP) - Le comité de groupe européen d'Alcatel-Lucent a déposé un recours en référé auprès du tribunal de grande instance (TGI) de Paris pour demander des compléments d'information sur le plan social, a indiqué mardi à l'AFP son secrétaire Alain Hurstel. "Notre avocat a déposé mardi devant le TGI de Paris un recours en référé en vue d'obtenir des éclaircissements et des compléments d'information sur le plan social" de la direction de l'équipementier télécoms, a déclaré M. Hurstel.
La date d'audience n'est pas encore connue, a-t-il ajouté. Cette action en justice intervient alors que ce comité de groupe européen doit se réunir à nouveau vendredi et qu'une "manifestation européenne" est prévue, la veille, jeudi à Paris, contre le plan social. La précédente réunion du comité de groupe européen, le 26 février dernier, avait tourné court devant le refus de la direction de "geler" le plan prévoyant près de 1.500 suppressions d'emplois en France, à la suite d'une demande des syndicats et du ministre délégué à l'Emploi, selon l'intersyndicale. De plus, les représentants syndicaux européens avaient protesté contre la transmission "tardive" de documents "très vagues" et "sans aucune justification économique" par la direction pour préparer ce comité de groupe européen. Depuis, la direction a communiqué le 6 mars des documents aux syndicats détaillant branche par branche les suppressions de postes en France et en Europe. Alcatel-Lucent a annoncé le 9 février un plan de restructuration qui prévoit 12.500 suppressions de postes dans le monde dont 4.500 en Europe et 1.468 en France soit 12% des effectifs.
dg/jba/def AFP
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lundi 12 mars 2007

REMERCIEMENTS


A tous les salariés Alcatel-Lucent France
Châteaufort
La liste CFTC vous remercie pour votre mobilisation et pour avoir permis à la CFTC de remporter :
• 5 sièges au CE (3 titulaires et 2 suppléants)
• 6 sièges en délégués du personnel (3 titulaires et 3 suppléants)

Vos élus :
Titulaires CE: Jean-Gaston Mouhounou, Oriana Marechal, Sylvie Regnouard
Suppléants CE: Catherine Renais, Christophe Paviot

Titulaires DP: Joanna Gournay, Sévard Coco, Thierry Delouvée
Suppléants DP: Jérôme Duperray, Cyril Favrol, Philippe Guirande