jeudi 31 décembre 2009

Négociations sur les mesures d’accompagnement du PSE 4

Mais que fait la direction ?

Les négociations ont commencé suite à l’annonce de la suspension des critères de licenciements coercitifs (nominatif) jusqu’à mi-2010. La suppression des critères initiaux du livre 1 a été obtenue par la pression des mouvements sociaux, empêchant ainsi la direction d’appliquer de tels critères. Cette annonce a apporté un souffle de soulagement au sein des équipes mais pas entièrement : le PSE 4 est toujours d’actualité avec encore 562 suppressions d’emplois, (200 à Eu, 362 sur les autres sites, le site de Vélizy est encore trop fortement touché avec 194 suppressions de postes).

La direction a déclaré que si, à mi-2010, il restait encore à effectuer moins de 100 suppressions sur les 362, elle continuera à effectuer le PSE sur du volontariat jusqu’à la fin 2010. Dans le cas contraire, elle sera obligée de revoir les partenaires sociaux pour aborder un nouveau PSE à caractères uniquement coercitifs plus de 100 suppressions sur les 562, elle stopperait le volontariat et commencerait du coercitif jusqu’à la fin de l’année 2010. Cas particulier, pour le site d’Eu, un seuil de 150 sur 200 a été fixé, bien que la direction pense pouvoir avoir ses 200 volontaires au 30 juin 2010, date à laquelle la phase de volontariat doit s’arrêter à Eu. La fixation de ce seuil permettra d’étendre la phase de volontariat jusque fin 2010 pour le site d’Eu.

Les organisations syndicales ont demandé des ré-internalisations de postes au sein d’ALF. Par rapport à l’annonce faite le 23 juillet, on a pu observer et communiquer un certain nombre de réductions de suppressions de postes pour les sites de Vélizy, Villarceaux, Lannion et Orvault. Mais rien pour les sites de Eu et Ormes pour le moment : il va falloir que la direction réagisse pour ces 2 sites orphelins..

Le 3 décembre dernier, s’est tenu la 1ère réunion de négociations. La direction a écouté les différentes revendications des organisations syndicales pouvant laisser entrevoir une suite d’ouverture après l’abandon des critères de licenciements coercitifs. A la 2nde réunion qui s’est tenu le 10 décembre, nous attendions plus de la direction suite à nos revendications. La direction refuse de prendre en compte l’amélioration du TPC (Temps, Partiel Choisit) dans le PSE 4 comme mesure proposée par la CFTC, ce qui pourrait éviter quelques dizaines de suppressions d’emplois.

Lors de la réunion du 3 décembre, il avait été demandé par les OS de ne pas faire de péréquation entre sites surtout en province afin de pouvoir effectuer des embauches si le volontariat avait une grande réussite. Ceci aurait permis, en même temps, d’améliorer les pyramides des âges et aussi de pérenniser les sites de province qui, à ce jour, ne sont à l’abri de rien.

La direction ne souhaite pas augmenter l’ICL (Indemnité Conventionnelle de Licenciement) à 18 mois pour les salariés hors cadres/ingénieur, elle préfèrerait le faire par l’effet d’une prime supplémentaire dont elle est en train de tenter un calcul que nous pensions déjà voir présenté lors de cette 2nde réunion de négociation. La direction traine un peu les pieds car elle doit aussi voir comment intégrer dans cette prime une compensation pour les salariés à bas salaires.

Il a été débattu que si la direction voulait atteindre son nombre de volontaires sur les sites « pauvres », il fallait qu’elle fasse un geste financier supplémentaire d’autant plus qu’elle souhaite que les volontaires soient en grand nombre des salariés âgés de plus de 55 ans. La seule avancée pour ces salariés a été l’allongement du CRVS demandé par la CFTC (Congé de Reclassement Volontaire Seniors) de 24 mois à 36 mois, ce qui modifie uniquement la durée de versement de 81% brut du salaire de référence passant de 15 mois à 27 mois. Aucune compensation par prime supplémentaire ou augmentation de prime de préjudice n’a été réalisée à ce jour, la direction est toujours dans ses calculs.

Les OS ont demandé la prise en compte d’un préavis égal pour toutes les catégories de salariés : le salarié entrant dans le dispositif par un projet externe ou en CRVS (Congé Reclassement Volontaire Senior) verrait baisser son temps de rémunération à 65% à une période de 3 mois, ce qui n’est pas négligeable!

A ce jour, la direction n’a pas réellement avancé sur les mesures d’accompagnement et sur les ré-internalisations de postes en interne sur certains sites alors qu’elle se dit mettre en avant et en priorité son PSE sur la base du volontariat pour la réalisation de son nouveau plan. Si elle ne change rien pour la prochaine réunion qui se déroulera le 7 janvier prochain à Villarceaux, la CFTC ne voit pas comment ce PSE pourra se réaliser uniquement sur la base du volontariat.

Pour la CFTC, il reste encore beaucoup de chemin à faire de la part de la direction pour pouvoir venir à bout de ces négociations. Il est hors de question d’accepter de voir un de nos collègues sur le carreau.

mardi 22 septembre 2009

JobCode

Job Code = nouveau stress

Pour ALF, contrairement au Loto, pas besoin de jouer pour être tiré au sort.

La comparaison s’arrête là car il n’y a pas de gros lot à gagner, juste la porte à prendre.

La grande loterie de ce nouveau Plan de Sauvegarde de l’Emploi (sic !) est basée sur deux notions : le Job Code (ou code métier) des postes à supprimer et la notation des salariés selon certains critères. Seront donc poussées vers la porte les personnes qui auront les notes les plus basses dans les codes métier des postes à supprimer. Et cela s’appliquera à nous tous, quelque soit notre secteur d’activité, qu’il soit ou non visé par le PSE.

Nous avons déjà tous pu estimer notre note avec l’exemple des critères que compte employer la Direction.

Quant à ce fameux Job Code, il n’apparait dans aucun portail ou outil utilisable par tout un chacun. D’après les documents fournis par la Direction en CCE, le Job Code « Initié en 2004, il a été actualisé en 2007 puis en 2009 ».

Depuis 5 ans, ce code reste donc secret pour nous, perdu dans les méandres des outils de nos RH !

Pour obtenir notre Job Code, la Direction indique que nous devons le demander !!.

Qu’à cela ne tienne, envoyons tous le mail suivant à notre Responsable Ressource Humaine pour demander notre Job Code actuel et l’historique de nos Job Codes depuis 2004, en n’oubliant pas de demander une confirmation de lecture de notre mail :

« Madame, Monsieur

Je souhaite connaitre mon Job Code ainsi que l’historique complet des Job Codes qui m’ont été affectés depuis 2004, date à laquelle cette codification a été introduite dans Alcatel.

Je vous serais gré de bien vouloir faire apparaitre dans l’historique, pour chaque Job Code, la description complète du Job Code associée à l’identifiant, la date à laquelle ce Job Code m’a été affecté, le nom et la qualité de la personne qui m’a affecté ce Job Code ainsi que les justifications qui ont prévalues à cette affectation.

Le Job Code étant utilisé pour permettre mon classement lors des mesures coercitives qu’ALF prévoit actuellement, je vous serai gré de me faire parvenir ces informations de manière officielle, par écrit, sur papier à entête Alcatel Lucent France.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur mes plus sincères salutations »

Le secret entourant les Job Codes incite à imaginer toutes sortes de manipulations : rien ne garantit que notre Job Code actuel ou que celui de nos collègues n’aient pas été modifiés très récemment, alors même que la liste des Job Codes à supprimer était établie.

PS: Sinon Voila un moyen de connaitre votre JobCode:

=> cliquer sur "et moi mon métier"

=> saisir votre UPI

=> vous avez votre métier

=> fermer le pop up

=> cliquer dans la roue: vous verrez apparaitre tous les intitulés de métier

=> cliquer sur votre métier

=> a droite vous verrez apparaitre des boutons avec "afficher le descriptif court", "telecharger le descriptif complet"

=> cliquer sur "telecharger le descriptif complet"

=> une fenetre s'ouvre avec un message d'erreur. Copier l'URL (eg http://aww-atlas.tm.cit.alcatel.fr/_protected/metier/project_manager.pdf)

=> Coller l'URL dans IE, cette fois ca marche

=> un PDF s'ouvre: sur la derniere ligne vous avez le ou les job codes correspondant a votre metier

mardi 30 juin 2009

PSE3 Avis CFTC sur les causes réelles

Ce Plan de sauvegarde de l’emploi est présenté comme le résultat d’une restructuration nécessaire, mais après l’étude du rapport d’expertise, il montre clairement qu’une faible partie est due aux réorganisations et que ce qui est visé est bien l’affaiblissement de la situation d’Alcatel-Lucent France.

Nous avions espoir que la nomination d'une nouvelle direction apporterait une amélioration de la stratégie du Groupe mais force est de constater qu'il n'en est rien. Les anciennes recettes inefficaces sont remises à l'ordre du jour :

- Départs prévus de la moitié des prestataires et délocalisation de nouvelles activités dans les pays à bas coût comme la Chine.

- Rétrécissement des activités commerciales d’ALF à EMEA contrairement aux attentes des anciens clients sans garantie pour eux que la qualité du service et les délais de livraisons soient maintenue.

- Co-sourcing d’activités essentielles pour l’équilibre économique

Quel comportement en contradiction avec le leitmotiv « travailler ensemble dans le monde ».

Faute de vision et de projet, la direction se lance dans des replâtrages ponctuels qui ne forment en aucun cas un projet industriel. L'avenir des sites en France est de plus en plus incertain.

"LA CRISE" à bon dos et sert d'excuse à une non stratégie et une non vision. La Direction du Groupe privilégie encore et toujours des objectifs financiers à court terme au détriment d’une stratégie industrielle, sans se soucier de l’avenir et de la pérennité du Groupe Alcatel-Lucent.

Au risque de se répéter, la CFTC alerte et met en garde les dirigeants d’Alcatel-Lucent contre un risque ravageur et souvent irréversible : la démotivation des salariés. Si à cela s’ajoute cette mauvaise politique de rémunération qui ne dit pas son nom, il ne faudra pas s’étonner que certains salariés-clés aillent à la concurrence et donc encore des pertes de compétences.

Maintenir ce PSE coute que coute relève de l'entêtement voir de l'aveuglement.



Par ailleurs, le montant d’aide à la formation des salariés dont les postes sont supprimés est bien trop faible pour espérer une reconversion réussie.

La CFTC demande à ce que la rémunération des sociétés « d’outplacement » soit associée à l’obligation de résultats et non seulement de moyens.

Les mesures d’accompagnement destinées aux salariés « dit » « volontaires » sont très en deçà de l’espérance des salariés et des plans de départs précédents. A la détresse et présentent une injustice flagrante en amplifiant les dissensions sociales dans l’entreprise, (ce qui laisse à dire que ce PSE n’est pas justifié). Alors que les stock-options et les retraites « chapeau » viennent d’être accordées par les actionnaires à nos dirigeants, les mesures d’accompagnement destinées aux salariés frisent l’injustice et le mépris.


En conclusion, la CFTC émet un avis on ne peut plus défavorable et demande que ce plan soit retiré.

jeudi 14 mai 2009

Bureaux partagés sur Vélizy, un projet fumeux

Sur le site de Vélizy, la direction d’ ALF lance une expérimentation de flexOffice (bureau partagé, en français). Elle espère généraliser ce mode de vie des salariés de Vélizy très rapidement pendant les mois à venir.

De quoi s’agit-il ?
Les salariés n’ont plus de bureaux fixes assignés. Lorsqu’ils arrivent sur le site, il recherchent un bureau disponible pour travailler.

Sous prétexte de faire des économies de places, la direction va faire perdre du temps aux salariés qui devront quotidiennement :

  • Rechercher un bureau libre avec le risque si tous les collègues sont présents de se retrouver dans un autre bâtiment que celui de ses collègues arrivés plus tôt (chaises musicales),
  • Brancher/configurer tous les jours leurs équipements professionnels (PC, téléphones,..)
  • Déplacer manuellement les caissons (parfois lourds) contenants les documents/ouvrages de travail : tâche impossible pour certains salariés handicapés ou souffrant du dos
  • Difficultés pour rencontrer les collègues, il faudra les chercher.
  • Veiller à la sécurisation des documents, ne pas les oublier sur le bureau, ne pas se tromper d’imprimante, etc.…
Il faut noter que les salarié arrivant tard (ayant le plus de temps de transport ou des impératifs familiaux) se retrouveront toujours au pire places (bruit, passages…) car

premier arrivé = premier servi


Pour ALF (ALF ?) , les inconvénients sont évidents :
  • Perte de valeur des salariés qui ne se sentiront plus que comme étrangers, de passage.
  • Perte de temps/énergie/motivation des salariés dans des tâches manuelles sans intérêt
  • Perte de l’esprit d’équipe, individualisation importante du travail avec tous les inconvénients qui en découlent.
  • Risque d’accident du travail lors de la manipulation des caissons

Au vue de toutes les contraintes de Flex Office, De nombreux groupes l’ont déjà expérimenté et en sont vite revenus. C’est assez dommage, et en tout cas pas judicieux de faire fit des expériences vécues ailleurs pour éviter de perdre de l’énergie et de l’argent.

Dans ce contexte pénible, la CFTC demande le maintien de poste de travail fixes pour :
  • les salariés handicapés ou salariés souffrant de pathologies incompatibles avec la manipulation de caissons.
  • les personnes ayant des dossiers papier à gérer (secrétariats, gestionnaires,…).
  • les salariés travaillants sur des environnements complexes à installer (notamment en R&D)
  • les salariés travaillant en décalé vers le soir(contraintes business ou familliales)
La CFTC demande également que soit prise en compte de la confidentialité personnelle
: que les écrans des PCs ne puissent en aucun cas être lus par des tiers.
La CFTC demande que ces bureaux flexibles soient réservés aux volontaires, motivés par une prime de contrainte, versée mensuellement de xx euros.

La CFTC dénonce ce principe rétrograde : après une augmentation nulle, un bonus ridicule, il s’agit non plus d’une double peine pour les salariés en 2009, mais d’une triple peine.


jeudi 23 avril 2009

Quelques Infos Nationale CFTC

Parmis de nombreuses propositions de la CFTC pour améliorer la vie au travail, nous noterons dans "la charte de parentalité":

Franctionnement du congé parental jusqu'au 16 ans de l'enfant, l'aménagement des horaires en fonction des différents temps de vie familliaux, lèaugmentation du nombre de journées enfant malade en fonction du nombre d'enfants, l'ouverture du congé parental à d'autres membres de la famille (comme les grands-parents), une offre péri- et extra-scolaire divesifiées, répondant mieux aux attentes des parents et enfants (horaires, coût, activités proposées...), pour en savoir plus RDV www.observatoire-parentalité.com

mardi 31 mars 2009

la mise en place de la hot line professionnelle

Avis sur la mise en place de la hot line professionnelle

Pour des raisons d’éthique et de morale, Nous refusons de cautionner une quelconque action qui incite les salariés à la dénonciation. Même si la direction de l’entreprise ne prend pas en compte notre avis, n’en demeure pas moyen que la CFTC émette les réserves suivantes :

- La dénonciation, sous quelque forme que ce soit n’est pas une pratique courante dans la culture latine, par opposition à la culture anglo-saxonne.

- L’officialisation d’une telle pratique ne peut qu’entraîner des inquiétudes supplémentaires aux salariés dont les nerfs sont soumis à rude épreuve par la situation de l’entreprise et les plans sociaux à répétition.

- Un appel téléphonique, voire un courriel peut ne pas être « de source sûre pour peu qu’il y ait pour seul objectif de dénoncer autrui. Cela peut se révéler comme un outil « légal » de règlement de comptes entre salariés, donc une source de déstabilisation du fonctionnement de l’entreprise elle-même.

Nous regrettons qu’Alcatel-Lucent investisse de l’argent et de l’énergie dans les outils de délation au détriment de recherche de solution pour réduire le stress au travail.

La CFTC donne un avis défavorable à la mise en place de cette « hot line ».

lundi 30 mars 2009

Notre Avis sur la retraite par capitalisation chez ALF

Vélizy, Mars 2009

Avis sur la mise en place du PERCO


Nous aurions préféré un produit d’épargne par répartition, car équitable et solidaire. Mais en même temps, la CTFC ne peut pas empêcher une partie des salariés de vouloir épargner selon leur capacité.

Nous déplorons le refus de la direction d’alimenter le PERCO avec les jours épargnés dans le Compte Épargne-Temps (CET).

La CFTC tient à signaler qu’elle ne siègera pas au Conseil de Surveillance, suite à une décision des deux organisations majoritaires qui ne lui ont pas laissé de siège.

Nous ne pouvons pas donner un avis défavorable à la mise en place de cette forme d’aide aux salariés qui seront durement touchés par la baisse des revenus lors de leur départ en retraite.

vendredi 9 janvier 2009

Travail le Samedi des ex-Nortel de Vélizy

DÉLÉGUÉS DU PERSONNEL DE VÉLIZY

RÉPONSES AUX QUESTIONS POSÉES

RÉUNION DU 8 JANVIER 2009

48. Suivi du travail du samedi pour les salariés du projet LTE

· Lors d’un travail programmé le samedi, de nombreux collègues ne savaient pas quels documents remplir. Pourriez-vous nous fournir les documents adéquats avec les conditions qui s’y rattachent (nombre de samedi consécutifs, mode d’emploi, etc…)

· Les salariés sur le projet LTE (dont leur hiérarchie n’a fourni que la feuille d’astreinte utilisée sur le push programme UMTS) ayant effectués des samedis en travail programmés, peuvent-ils demander un réajustement ?

Les Réponses :

1) Il faut utiliser les relevés horaires décalés disponibles sur l’intranet à l’adresse donnée ci-dessous :

http://aww-velizy.alcatel.fr/ / Notes de services / notes Permanentes /note de mai 98)

2) Oui à partir du moment où ils étaient rattachés au site de Vélizy.

(c’est-à-dire à partir du 02 septembre 2008 pour les salariés venant de CTF)

Vos Elus DP CFTC : Lassad Fatnassi

Jean-Pierre Bouniol

Thierry Delouvée