Nous avions espoir que la nomination d'une nouvelle direction apporterait une amélioration de la stratégie du Groupe mais force est de constater qu'il n'en est rien. Les anciennes recettes inefficaces sont remises à l'ordre du jour :
- Départs prévus de la moitié des prestataires et délocalisation de nouvelles activités dans les pays à bas coût comme la Chine.
- Rétrécissement des activités commerciales d’ALF à EMEA contrairement aux attentes des anciens clients sans garantie pour eux que la qualité du service et les délais de livraisons soient maintenue.
- Co-sourcing d’activités essentielles pour l’équilibre économique
Quel comportement en contradiction avec le leitmotiv « travailler ensemble dans le monde ».
Faute de vision et de projet, la direction se lance dans des replâtrages ponctuels qui ne forment en aucun cas un projet industriel. L'avenir des sites en France est de plus en plus incertain.
"LA CRISE" à bon dos et sert d'excuse à une non stratégie et une non vision. La Direction du Groupe privilégie encore et toujours des objectifs financiers à court terme au détriment d’une stratégie industrielle, sans se soucier de l’avenir et de la pérennité du Groupe Alcatel-Lucent.
Au risque de se répéter, la CFTC alerte et met en garde les dirigeants d’Alcatel-Lucent contre un risque ravageur et souvent irréversible : la démotivation des salariés. Si à cela s’ajoute cette mauvaise politique de rémunération qui ne dit pas son nom, il ne faudra pas s’étonner que certains salariés-clés aillent à la concurrence et donc encore des pertes de compétences.
Maintenir ce PSE coute que coute relève de l'entêtement voir de l'aveuglement.
Par ailleurs, le montant d’aide à la formation des salariés dont les postes sont supprimés est bien trop faible pour espérer une reconversion réussie.
La CFTC demande à ce que la rémunération des sociétés « d’outplacement » soit associée à l’obligation de résultats et non seulement de moyens.
Les mesures d’accompagnement destinées aux salariés « dit » « volontaires » sont très en deçà de l’espérance des salariés et des plans de départs précédents. A la détresse et présentent une injustice flagrante en amplifiant les dissensions sociales dans l’entreprise, (ce qui laisse à dire que ce PSE n’est pas justifié). Alors que les stock-options et les retraites « chapeau » viennent d’être accordées par les actionnaires à nos dirigeants, les mesures d’accompagnement destinées aux salariés frisent l’injustice et le mépris.
En conclusion, la CFTC émet un avis on ne peut plus défavorable et demande que ce plan soit retiré.