28/03/07-15h45 priorité 4 Industrie-télécoms-social-emploi-partis-présidentielle
Sarkozy ne répond pas à "l'urgence sociale" chez Alcatel-Lucent (syndicats)
PARIS, 28 mars 2007 (AFP) - Le candidat UMP à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy, s'est engagé mercredi auprès de salariés d'Alcatel-Lucent à développer la filière communications, mais n'a pas répondu à la situation d'"urgence sociale" chez l'équipementier, ont déclaré les syndicats mercredi. "M. Sarkozy, qui considère la filière communications comme prioritaire, tient un discours volontariste sur la recherche et développement en France. Il s'est même engagé à poser des actes concrets pour les industries dès la première semaine de son mandat s'il est élu", a rapporté Hervé Lassalle (CFDT, majoritaire) au nom des huit délégués (CFDT, CGT, CFE-CGC, CFTC) qui ont été reçus à son quartier général de campagne, à Paris.
Valérie Pécresse, porte-parole de l'UMP et députée des Yvelines, département où se trouvent plusieurs sites Alcatel-Lucent, a pour sa part déclaré que M. Sarkozy était "le seul candidat à définir ses priorités industrielles: télécoms, transports, énergie et santé". Selon les syndicats, le candidat "a souligné la naïveté européenne et française sur les relations commerciales avec notamment la Chine", où doivent être "délocalisés" des emplois français de l'équipementier. Il "pense intervenir au niveau de l'OMC (Organisation mondiale du commerce) pour réclamer une réciprocité dans les échanges et évoque l'idée d'une taxe carbone sur les importations". Interrogé par les salariés sur la possibilité de suspendre le plan social prévoyant près de 1.500 suppressions de postes en France, M. Sarkozy a répondu qu'il n'était plus au gouvernement et qu'il n'allait pas "jouer la démagogie" en allant dans ce sens. Fin février, le candidat UMP avait estimé que ce n'était "pas la responsabilité d'un homme politique de donner une instruction pour suspendre un plan social". M. Sarkozy a cependant déclaré mercredi aux salariés "ne pas comprendre la direction ni son plan social", estimant que "l'entreprise est mal dirigée", ont ajouté les syndicats, aux côtés de Mme Pécresse et de la députée UMP de l'Essonne Nathalie Kosciusko-Morizet. Les syndicats de l'équipementier, qui ont déjà rencontré les candidates socialiste Ségolène Royal et communiste Marie-George Buffet, ont demandé à être reçus par François Bayrou (UDF). reb/im/df AFP
(c) 2007 AFP/Tous droits réservés/Toute reproduction interdite
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